-La croix de Vézelay.

 

 

 

En 1946, des associations veulent célébrer le 8ème centenaire de la prédication de la seconde croisade par saint Bernard. Mais comment célébrer un tel événement au lendemain de la guerre ?
Le père Doncœur propose un pèlerinage “pour vaincre les forces de la haine”, sous la forme d’un chemin de croix, portées à pied depuis l’Angleterre, le Luxembourg, la Belgique, la Suisse, l’Italie, et différentes régions.
Elle passa à Pargny sous Mureau , au cours du mois de juillet 1946 .
Elles doivent converger à Vézelay en la fête de la Madeleine.
Ces croix drainent des foules : à l’arrivée à la Cordelle, les pèlerins sont des dizaines de milliers ! Le camp de prisonniers allemands de Vézelay est réquisitionné pour monter des tentes.
Les croix vont gravir ensemble la colline pour entrer dans la Basilique le 22 juillet. L’Allemagne n’est pas invitée. Des prisonniers demandent alors à participer. Ils construisent une quinzième croix avec les poutres d’une maison bombardée : signe fort d’un désir de pardon. La croix allemande, réunie au cortège, est portée par trois prêtres, allemands, anglais et français. L’émotion est intense ; il s’y mêle ressentiment et espérance, souffrance et volonté de réconciliation. Ces croix sont désormais dans les bas-cotés de la basilique. La quinzième est marquée de ces simples mots « Allemagne 1946 », symbole de la force de l’intercession pour la paix.

 


 

-Notre dame de Boulogne.

Les vieux chroniqueurs racontent qu’un jour de l’année 633 ou 636, un mystérieux bateau, sans rames, sans voiles et sans matelots entra dans l’embouchure de la Liane, aujourd’hui le port de Boulogne. A bord se trouvait une statue de la Vierge Marie entourée d’une extraordinaire lumière. Les habitants accourus sur le rivage s’en emparèrent et la transportèrent dans une chapelle de la ville haute qui fut par la suite transformée en église. La statue originale n’existe plus
Au lendemain de la Libération, alors que la barque de Notre Dame après mille et une péripéties, (nous étions en temps de guerre), avait rejoint la Grotte de Massabielle à Lourdes, elle entama ce qu’on appelle aujourd’hui « le Grand Retour ». C’était le retour des prisonniers, le retour à la liberté, le retour à la foi, démonstration populaire d’une piété mariale à travers la France, dont les anciennes générations se souviennent encore (elle fut de passage à Pargny sous Mureau , le 15 juillet 1946 . Comme le montre les photos , les rues du village avaient été pavoisées ).

 

 


-TRI-CENTENAIRE ARRIVÉE RELIQUES SAINT-QUIRIN .

 

-07 mai 1944 , 3ème centenaire de l’arrivée des reliques de Saint-Quirin à PARGNY . Il y a eu une reconstitution historique en l’église de PARGNY .

Jacques PREVOT et Pierre TAILLANDIER évoquèrent Jacques de DRAC (abbé de Mureau) et Rémy JONET(abbé de SALIVAL)

Hubert MANGIN et Michel AUBERTIN réincarnèrent le tonitruant Père BOURNON .

Daniel HAFF était habillé en chevalier de Malte .

Autres enfants de choueur : Alain MONTIGNON et Pierre DODEUX .

-08 MAI 1944 , poursuite des festivités à la chapelle de Saint-Quirin avec l’arci-prêtre de Neufchateau le R.P. DANION , M. le Chanoine REMY et les curés du voisinage , en présence de nombreux pélerins .

Source : Bulletin paroissial « La Saônelle »